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Rôle du traceur

On désire procéder à une évaluation visuelle (voire à une quantification) de la fonction d’un organe. On développe donc des traceurs qui puissent s’accumuler dans des régions particulières du corps du patient. La cellule cancéreuse est une cellule qui se développe rapidement et de façon anarchique. Cette division rapide suppose un apport énergétique accru, fourni quasi exclusivement par le glucose contenu dans le sang. En effet, on observe que les tissus malades ont une consommation de glucose largement supérieure aux tissus normaux. C'est cette surconsommation de glucose que la TEP au FDG tentera de détecter. En effet, le principe de cette nouvelle méthode d’imagerie, repose sur le marquage et la détection d’un analogue du glucose : le FDG ou Fluoro-2-déoxy-D-glucose. Cette molécule pénètre dans la cellule par l’action de transporteurs membranaires, puis subit une phosphorylation. Comme ensuite il ne suit pas le reste de la glycolyse, il reste piégé à l’intérieur de la cellule.

Synthèse d’un traceur particulier : le FDG

Le 2-[18F]-Fluoro-2-déoxy-D-glucose (FDG) est le radiopharmaceutique le plus utilisé en Tomographie d’Emission de Positons. La méthode de synthèse la plus couramment usitée est une substitution nucléophile sur un dérivé du mannose dont les fonctions alcool ont été protégées. On remplace le deuxième groupement hydroxyl (OH) de la molécule de glucose par un atome radioactif, émetteur de positons : le 18F. Ce traceur étant un analogue du glucose, il emprunte les transporteurs intracellulaires spécifiques du glucose pour entrer dans la cellule.

Avant de procéder à l’injection du traceur radioactif, on doit s’assurer que le FDG respectent certaines conditions réglementaires. En effet, plusieurs facteurs sont à prendre en considération :
          la pureté chimique (détection d’autres composés chimiques actifs, mesure du pH),
          la pureté radio-chimique (détection de composés chimiques secondaires),
          la pureté radio-isotopique (détection d’autres isotopes),
          la pureté micro-biologique (stérilité du soluté, détection de contaminations bactériennes),
          l'apyrogénicité (absence d’agent pyrogène susceptibles d’engendrer la fièvre).

Demi-vie effective

Si la demi-vie physique du 18F est de 110 minutes, la demi-vie effective du FDG est moindre. La période effective est le temps nécessaire pour que la radioactivité dans l’organisme diminue de moitié. Cette définition prend en compte la décroissance physique (temps de demi-vie), ainsi que l’élimination biologique du radioélément.

Les demi-vies étant très brèves, le lieu de fabrication de l’isotope ne doit pas être trop éloigné de son lieu d’utilisation. Pour le 18F, si celui-ci n’est pas synthétisé directement dans le service, la durée de transport maximum est évaluée à 2 heures (une demi-vie), soit 200 km.

Aspect de la molécule de FDG

Le FDG se présente sous la forme d’un liquide radioactif non combustible et stérile, sans couleur à la lumière jaune, dont l’activité spécifique varie entre 1 et 10 GBq.micromol-1. La molécule de glucose marquée au 18F constitue le traceur le plus répandu en TEP. La mise en évidence d’une image tumorale repose sur la détection d’un foyer de concentration anormale du FDG ; cette émission de haute énergie nécessite un appareillage particulièrement sophistiqué : le tomographe à émission de positons.

 

 

 

 

 

 

 

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